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70 % des gens s'approprient de faux souvenirs d'actes délictueux et sont prêts à témoigner par soumission cordiale

Pour changer les souvenirs de toutes ces victimes, l'expérimentateur était armé de sons statut (sa « blouse blanche ») et d'une cordiale autorité, sans plus.

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Deux psychologues, Julia Shaw et Stephen Porter, ont publié une étude dans Psychological Science, dans laquelle des étudiants sont interrogés en trois phases sur des souvenirs d'adolescence. Lors de la première séance, un faux souvenir entremêlée de détails réalistes leur est communiqué, grâce à un témoignage écrit volontairement biaisé, conçu avec l'aide de parents complices. Dans les deux séances suivantes, le fait est considéré comme acquis et on demande aux participants d'apporter des détails. Ce qu'ils font par invention inconsciente. Et ce qui les amène à ancrer ce souvenir en profondeur, selon une méthode connue depuis les travaux d'Elizabeth Loftus.

Pour changer les souvenirs de toutes ces victimes, l'expérimentateur était armé de sons statut (sa « blouse blanche ») et d'une cordiale autorité, sans plus.

Résultat : « Plus des deux tiers des participants ont fini l'expérience convaincus qu'ils avaient commis un délit pendant leur adolescence. »

Il s'agit ici en grande partie d'un effet de soumission à l'autorité, car la proportion de participants qui assimilent de faux souvenirs est bien moindre dans un contexte plus neutre.

La proportion de personnes obéissantes est assez similaire à celle de l'expérience de Milgram

Plus de détails sur cette expérience d'induction de faux souvenirs sur le blog sciences de Pierre Barthélémy. Sachant que son utilisation du mot "crime" est calqué de l'anglais, un choix quelque peu sensationnaliste.

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